Les fantômes du métro

Le métro parisien. Lieu de vie. Lieu de rencontre. Lieu de misère et de puanteurs nauséabondes. Où tout le monde se presse et personne ne se regarde. Où tout le monde transite sans se soucier de l’autre. Dans ce métro, le plus dense au monde avec une distance moyenne de 500 mètres entre stations, il y a cependant toujours des émotions à capter. Un regard furtif. Un mouvement. Une scène de vie. La beauté de ce métro réside aussi dans la particularité artistique de ses stations… Cité… Arts et Métiers… Bastille… Comédie… Parmentier… Louvre… Un voyage dans un autre temps s’opère… Il suffit de rester connecté à cette humanité et cette beauté et de ne pas faire comme ces milliers de parisiens chaque jour… n’être que de simples fantômes…

« Il existe un proverbe qui dit qu’on n’est pas parisien tant qu’on n’a pas au moins une fois pleuré dans le métro en s’en foutant complètement de ce que pensent les autres passagers. »

Emma CAVALIER

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Stations Strasbourg St Denis, Arts et Métier, Cité et Bastille, métro de Paris, avril 2016


2 réflexions sur “Les fantômes du métro

  1. Je m’arrête sur la 5e image de la série qui me parle…

    Un individu dans la rame de métro, dans le tunnel ou la station… Que d’enveloppes qui se superposent… Du dehors au dedans, il est question d’enfermement… parfois de soi-même, de ses sentiments..
    On s’engouffre dans la bouche du métro, on pénètre dans cet antre…
    Et c’est là qu’on se demande parfois ce qu’on a dans le ventre… En ressort-on indemne comme avant ?

    J’aime comment cette image de cette série traduit visuellement tout cela…
    L’enfermement…voire l’emprisonnement, encore rappelé par les lignes noires…du carrelage tel un grillage… Cadre dans le cadre…Cette succession visuelle de murs aux motifs différents, de cadres, de portes fermées, dans cette image tout ferme ou enferme…jusqu’aux humains eux-mêmes… (et si l’auteur avait voulu accentuer encore cette idée, il aurait resserré le cadre…fort heureusement il nous laisse un peu respirer, le regard, lui, peut fuir…)
    L’environnement influe sur l’humain….serait-ce donc cela, à l’origine de certains moments où ces visages aux couleurs différentes, aux expressions fermées, en un paquet amassés, tels des playmobil immobiles se plaquent les uns aux autres dans un implacable silence…

    Vite, ressortons à la surface, vers cet air salutaire !

    J'aime

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